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Si nous ne changeons rien, rien ne changera

Mon Intime Conviction

Par Jean MAPOU



J’ai lu cette phrase, cette semaine, sur le statut whatsapp d’un contact. Cela m’a vite interpellé et renvoyé au titre du meilleur livre d’auteur haïtien que j’ai jamais lu: «Change-toi toi-même et change ton pays» du professeur Henri M. Dorléans. Du coup je me suis posé la question, qu’est-ce qui doit-être changé?


Karol Vojtyla en visite officielle en Haïti, en 1983, eut à dire qu’il faut que quelque chose change… les haïtiens ne se sont jamais demandés le sens de cette parole. Quelles sont les dimensions mystiques, scientifiques et matérielles de cette déclaration du Pape Jean Paul II?


Effectivement, il faut que quelque chose change en Haïti. Mais qu’est-ce doit changer? Qu’est-ce qui peut changer? Ou quelles les limites de nos pouvoirs, nos capacités à influencer le changement. Comment initier le changement et pourquoi changer? Qu’en sera-t-il de nous après s’être transformés? Car dirait-on, nous sommes un peuple qui aurait peur du changement, en dépit du fait que nous le réclamions tout le temps.


Depuis la visite du Feu Jean Paul II, beaucoup de choses ont changé dans le pays, mais vous en conviendrez que ce n’est pas dans le sens du bien commun. Les changements auxquels nous avons toujours assisté ne sont pas parvenus à procurer le pays du bien-être tant idéalisé.


Tant que j’y suis, laissez-moi critiquer notre bonne façon de quémander de l’aide internationale. De l’aide pour la sécurité, pour l’éducation, la nourriture… qui pis est, nous supplions l’international de nous envoyer des soldats pour combattre nos propres bandits. Avons-nous réellement besoin d’aide (De sortilège d’étrangers) pour chasser nos propres fantômes? Ou croyons que les autres aimeraient profondément que les choses changent chez-nous?


A quoi nous amener au changement réel, profond et radical, si nous passons de pays essentiellement agricole à pays essentiellement consommateur dans le meilleur des cas, mendiant dans le pire des cas? Si nous ne voulons plus avoir des caisses de munitions à place de sac de riz provenant de la vallée de l’Artibonite, nous devons prendre la décision de changer et d’innover maintenant. Car Haïti mérite le meilleur de nous


Les choses auraient été différentes si nous ne les avions pas changées de cette façon-là; si nous n’avions pas pris cette direction. Aujourd’hui encore nous devons prendre la décision de changer quelque chose à nouveau, en commençant par nous changer nous-même et changer notre pays. Si nous ne changeons rien, rien ne changera.


Demain c’est aujourd’hui. Nous devons commencer le changement là où nous sommes, avec ce que nous avons à notre disposition, sans vouloir bâtir un nouveau monde avec d’anciens matériaux défectueux, et faire ce que nous pouvons.

Remerciement a Lionel Saint Felix de HM3

Bricius NISSAGE, Pdt Du Parti PROVIDENCE

Jean Joceler Jean Resp. Coordination presse de PROVIDENCE


Jean Mapou

jeanjunior203@gamil.com

+509 3 838 8653

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